Chloroforme

dimanche 4 avril 2010

Ici Londres...

Les français (bien de chez nous) parlent aux français (bien de chez nous).

"Si les sanglots longs des violons de l'automne ne berçaient pas vos coeurs d'une langueur monotone, vous seriez tous en Germanie. A manger des carottes pas cuites, à saluer je ne sais qui."

Si la vue de la pub du métro pour le concert de notre fier représentant de l'identité nationale vous gâche la journée, allez faire un petit tout sur la vidéo du jour.

lundi 8 mars 2010

Choppé au vol

Le déroulement d’une matinée est une chose tellement répétitive et brumeuse qu’on en vient vraiment à vendre du temps de tête dans le cul disponible à tout ce que l’on croise entre la porte de sa maison et celle de son boulot.

Ce matin donc, j’appliquais mon passe temps du moment. Parfois je décide de n’écouter que de la musique en essayant de ne pas chanter à tue tête les conneries des wampas. Parfois de ne rien faire, histoire de mieux maudire l’humanité et celui qui a décidé qu’il fallait se lever tôt pour être un bon toutou à son président. Aujourd’hui, c’était le journal métro. Attention, j’ai une mini éthique dans mon choix de gratuit (ne vous tordez pas l’esprit, il n’y a pas de contrepèterie…) : je ne prends pas direct matin car c’est un charognard de grand patron breton qui le détient avec en prime l’exclusivité des présentoirs à l'intérieur les stations. Pas de 20 minutes non plus, cette feuille de choux est aux gratuits ce que le papier de verre est au moltonel épaisseur triple. Je prenais donc métro. Mais comme ce sont tout de même des journalistes qui l’écrivent, c’est de la merde en barre prédigérée, post digerée, ruminée. Bref du recyclât de bile dont même un anglais ne voudrait pas pour petit déjeuner.

Et donc, journée de la femme oblige, pleines pages sur un état des lieux de la situation. Ah bah oui, les quotas il faut mais c’est honteux. Et puis les salaires… Oh, et le harcèlement marital… sans oublier la mode actuelle qu'a instaurée cette ménagère frustrée d’Elisabeth Badinter alors qu’elle aurait mieux fait de finir de récurer la lunette des WC que son mari oublie tout le temps de relever parce que ça lui fait trop penser à une guillotine  : l’allaitement est un moyen pour les hommes de faire culpabiliser les femmes. Magnifique retournement de situation, digne des plus grands incendies de chambres de députés outre-rhénanes un lendemain de crise économique.

Bref, aujourd’hui métro ouvre son esprit. Plus exactement son hémisphère gauche. Les consignes du jour ont été de déposer son chromosome Y à l’entrée de la rédaction (et non à la sortie de la maison, sous peine de voir tous les employés filer dans la mauvaise direction dès le petit matin) afin de mieux se mettre dans la peau du sujet des articles du jour : la femme.

Les articles se suivent et se ressemblent, m’endorment peu à peu. Je tourne la page. Pendant la demi-seconde de giration, mon cerveau m’interpelle « Eh dis-donc, y’a un truc d’anthologie là », avant même d’avoir le temps de lui répondre « tais toi ou je te tue avec un coton-tige » je regirationne dans le sens opposé, et je tombe sur ça :

Wahhh !Hey! How ! Tchahhh ! Les mecs, y’en aurait pas un qui aurait pris tous les chromosomes Y qui traînent dans le cendar de l’entrée là ? Ce gars, ce serait pas le rédac chef ?

Alors moi, je dis chapeau. Dire qu'un peu plus et je le loupais...

Réussir à glisser ça aujourd’hui, c’est grand, c’est beau.

Je m’incline…

dimanche 7 février 2010

C’est cadeau

Petite séquence émotion hier soir : je suis allé voir le comique/bloggueur italien Beppe Grillo à la Cigale. Qui ne vois-je donc pas dans la file d’attente ? Alessandra, ma prof d’Italien débutant d’il y a 5 ans ! Celle-là même qui me voyait à moitié endormi le vendredi matin à 8h faire des exposés sur Sergio Leone en montrant des extraits de films en français…

Après 2 secondes de confusion identificatoires, on tape la discute. En italien. Au bout de quelques phrases, une petite larmichette coule le long de sa joue, elle est trop émue de me voir parler si bien et d’y être pour quelque chose. Du coup j’en remet une couche en lui disant que c’est quand même grâce à elle que tout un tas de choses. Elle n’en croyait pas ses yeux ni ses oreilles.

C’est dingue comme avec 3 phrases prononcées dans une langue de simulateurs footballistiques, on peut redonner un coup de fouet, si modeste soit il, à une vocation, et donner la patate à quelqu’un.

samedi 6 février 2010

CQFD

Il y a environ un mois (sic) je faisais mes courses (sic) et décidai pour une fois d'acheter des denrées qui ne se conservent pas des mois dans le congélateur (sic). Aujourd'hui, j'ai fait le bilan du frigo, et je sors tout ce qui est périmé.

Record pour le beurre (première motte) : 09/11/2009.

Morale de cette histoire : je peux jeter ma carte de fidélité monop.

samedi 30 janvier 2010

Eh, le temps, si on te dit de sauter par la fenêtre tu le fais ?

Actualité chargée... le chloroforme est victime de son propre venin, mais tel le phœnix, il renaîtra de ses débris de verre (celui de Murano en tout cas).

Alors pour patienter, une petite humiliation en règle du Cavaliere et de sa crinière.. Parcourez bien tout le diaporama.